![]() |
Recherche par cartes
Département : Lozère |
|
|
Bref aperçu du département de la Lozère Géographie La Lozère est un département rural, très peu peuplé (la densité humaine est la plus faible de France - 14 ha/km2) situé au sud du Massif Central. C'est le département le plus septentrional de la région Languedoc-Roussillon. Son éloignement à la mer, sa physionomie, son climat, son économie et ses traditions apparaissent assez distincts de ceux de la bordure méditerranéenne constituée par les autres départements de cette région. La Lozère, sans avoir de grands sommets comme dans les Alpes ou les Pyrénées, est parmi les départements où l'altitude moyenne est la plus élevée (1000 m). De nombreuses grandes rivières y trouvent leur source: le Lot, l'Allier, le Tarn, la Truyère, l'Aveyron et le Gard. Les paysages lozériens dépendent profondément de la géologie et quatre zones peuvent être distinguées. L'Aubrac qui occupe une assez étroite bande verticale au Nord-Ouest est un plateau basaltique qui se prolonge sur les départements du Cantal et de l'Aveyron. La Margeride qui s'étend sur le reste du Nord du département est un massif montagneux granitique coupée dans sa partie occidentale par la Truyère. Les Cévennes qui bordent le Sud-Est ont un relief accidenté, la roche schisteuses subissant les assauts de torrents qui dévalent vers la Méditerranée. Cette région en forme de croissant déborde sur les départements du Gard, de l'Hérault pour sa pointe Sud-Ouest, et de l'Ardèche pour sa pointe septentrionale. Le reste du département est constitué de Causses, vastes plateaux calcaires séparés entre eux par des rivières, tel le Causse de Sauveterre entre le Lot et le Tarn. Le climat montagnard est largement répandu avec des influences atlantiques à l'Ouest sur l'Aubrac. Ce plateau faisant obstacle aux vents de l'océan Atlantique, la Margeride est moins arrosée, d'où des paysages assez différents: le hêtre qui requiert une certaine nébulosité est presque exclusif sur l'Aubrac alors que le pin sylvestre (et le pin noir planté par l'homme) s'étend largement sur la Margeride. Les Causses, où s'étendent d'immenses pelouses à fétuque pâturées par des moutons, montrent un climat de type méditerranéo-montagnard. Par endroits, un surpâturage peut favoriser les végétaux toxiques comme des Euphorbes ou des épineux (divers chardons); le Stipe penné, herbe trop dure pour le mouton, s'observe ci et là offrant sous la brise printanière un effet d'ondoiement merveilleux. Les Cévennes connaissent des épisodes pluvieux pouvant être très violents à l'automne, quand l'air humide et chaud de la Méditerranée rencontre, sur les premières hauteurs se dressant sur sa route, l'air plus froid du continent. Ces dernières années, ce phénomène (nommée justement épisode cévenol) s'est étendu et aggravé entraînant de tragiques inondations dans l'Hérault et le Gard. L'arbre roi des Cévennes est le châtaignier, autour de lui s'organisait toute une économie rurale avec des traditions bien ancrées. Cependant, sans intervention humaine, la châtaigneraie ne peut perdurer, l'arbre introduit au Moyen Age ne résiste pas à la concurrence des espèces autochtones, spécialement du chêne sessile.
Histoire De nombreux menhirs et dolmens attestent d'une population active au Chalcolithique et à l'Age de Bronze. Les tribus celtes arrivées au VIe siècle avant notre ère sont représentées en Lozère par celle des Gabales dont la capitale était sur le site de l'actuel village de Javols. Du nom de cette tribu est dérivée la désignation de la province sous l'ancien régime: le Gévaudan. Contrairement au littoral méditerranéen, les Romains n'envahirent ce terroir qu'après leur victoire d'Alésia. Ils reprirent Javols comme centre de l'ancien pays Gabale en y construisant d'assez nombreuses habitations. Des fouilles sont toujours en cours dans ce village. Un musée regroupe certaines pièces trouvées sur place. La Via Agrippa qui reliait Lyon à Bordeaux passait par Javols. Les invasions barbares mirent fin à la prospérité gallo-romaine et, au Haut Moyen Age, le clergé ayant pris Mende pour évêché, lieu du martyre de Saint-Privat par les Alamans, cette dernière cité devint prééminente. Durant la Guerre de Cent Ans, à l'apogée de l'extension anglaise en Guyenne, la limite orientale du territoire contrôlé par le Roi de France traverse la Lozère (Du Guesclin meurt devant Châteauneuf-de-Randon en 1380). La réforme Calviniste fait de nombreux convertis au XVIe siècle. Les Huguenots s'emparent de la place forte de Mende à la faveur d'une trahison. La paix revient à la promulgation de l'Edit de Nantes et une importante communauté protestante peut vivre paisiblement sa foi dans les Cévennes. Avec le règne de Louis XIV, l'intolérance reparaît: les dragonnades sont instaurées bien avant la révocation de l'Edit de Nantes (1685). Les Cévenols exaspérés par le climat de terreur ambiant, une révolte généralisée éclate en 1702: c'est la guerre des Camisards qui durera deux ans et verra les protagonistes commettre de nombreuses atrocités. L'esprit de résistance a perduré sur ces terres qui furent le foyer de plusieurs maquis et un lieu de refuge lors de l'occupation nazie. A l'heure actuelle, le département semble se réveiller d'un long hiver démographique: bien que ce fut toujours un département peu peuplé, du fait de l'exode rural, aggravé par la saignée de la guerre de 14-18, la Lozère perdit la moitié de ses habitants entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe. Cependant, les choses semblent aller mieux depuis quelques années grâce à un solde migratoire positif. Des néoruraux, las du stress des villes, s'installent, tombés sous le charme des grands espaces et d'une qualité de vie qui a conservé "un côté authentique", et, malgré des moyens modestes, le département a su développer le tourisme vert.
Caractéristiques de la randonnée La physionomie de la randonnée dépend de la région considérée: les grands Causses offrent des circuits plats et découverts sur les plateaux, mais avec de fortes pentes lorsqu'un cours d'eau les entaille. Le plateau de l'Aubrac et la Margeride permettent aussi des randonnées sur de faibles pentes. Il n'en va pas de même des Cévennes dont le charme réside dans la succession de profondes vallées taillées dans la pierre sombre du schiste. Le ski de randonnée est possible en plusieurs endroits: sur les hauteurs de l'Aubrac (dont le sommet est lozérien avec le Signal de Mailhebiau), en Margeride (autour du lac de Charpal, sur la montagne du Goulet, etc...) et sur les deux hauteurs qui délimitent respectivement au Sud et à l'Est les Cévennes lozériennes: le Mont Aigoual et le Mont Lozère. Plusieurs centres équestres proposent des randonnées, y compris des balades avec ânes sur le chemin de Stevenson (GR70). Parmi les curiosités naturelles, les grottes de l'Aven Armand et de Dargilan sont parmi les plus célèbres d'Europe. Les Grands Causses offrent un terrain favorable à la spéléologie. La multitude de ruisseaux d'altitude dans la partie septentrionale constitue un lieu de prédilection pour les pêcheurs à la mouche. Une source chaude sulfureuse est exploitée à la station thermale de Bagnols-les-Bains. La nature est protégée dans le Parc National des Cévennes où l'on a encouragé l'activité agropastorale traditionnelle pour éviter le reboisement naturel. Des animaux ont été réintroduits, soit à l'état sauvage comme le Vautour Fauve dans les gorges de la Jonte, soit dans des zones fermées: loups, Bisons d'Europe et même un troupeau d'Aurochs, race ancestrale de nos vaches et taureaux actuels reconstituée par croisements successifs de races rustiques. La Lozère apparaît comme un département ayant le souci de préserver la nature, non pas dans son état sauvage, mais telle que l'homme l'avait façonnée avant le modernisme.
Sites Internet de découverte et d'activités Pleine Nature Base d'activités de plein air (VTT, spéléo, canoë, canyoning, etc.) : www.grandeurnature48.com |
|