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Département : Tarn |
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Bref aperçu du département du Tarn Géographie Le département du Tarn est largement ouvert vers l'ouest, dont, pour ce qui est du climat, il subit l'influence atlantique. Cette portion du territoire constitue la limite orientale du nord du bassin aquitain. Les sédiments détritiques de l'ère tertiaire se sont accumulés sur une grande hauteur en une roche tendre et friable que les rivières ont largement entamée: la molasse. Ainsi en est-il du Tarn, qui lors du basculement de son cours vers le nord, a abandonné au sud de très larges terrasses alluviales. Dans ce genre de disposition, la plus haute terrasse est la plus dégradée par le lessivage: elle porte un cailloutis très peu favorable à l'agriculture, aussi est-t-elle souvent laissée en bosquets de chênes pédonculés, jadis exploités en taillis pour le bois de chauffage. Le socle hercynien, soulevé au Tertiaire, a été faillé, dégageant ainsi des vallées comme celle du Thoré. Certains fossés sédimentaires ont pu être dégagés par la surrection, comme le bassin houiller de Carmaux. Les reliefs les plus élevés se trouvent à l'est (monts de Lacaune) et au sud-est (Montagne Noire). Les schistes sont les plus fréquents, avec aussi des massifs granitiques tels que celui du Sidobre. La végétation présente un certain caractère atlantique, avec la présence du chêne Tauzin près du cours inférieur du Viaur et sur l'Agout (limite orientale à cette latitude). Le chêne sessile, qui demande des sols bien drainés, laisse les terrains silico-argileux lessivés au chêne pédonculé en mélange avec le pubescent qui domine sur les sols calcaires. Le chêne sessile se retrouve plus en hauteur et apprécie les grands massifs forestiers. Le climat froid et humide de la haute vallée du Thoré favorise la hêtraie ou la hêtraie-sapinière sur les pentes de la Montagne Noire. Dans les monts de Lacaune, la forêt est souvent remplacée par une lande acidophile à fougère aigle, genêt à balais, bruyère cendrée et callune.
Histoire La culture mégalithique a surtout laissé des vestiges dans la moitié orientale du département avec une prépondérance de dolmens calcaires au nord et de menhirs granitiques au sud, ce qui dénoterait deux types de peuplements distincts, le septentrional se rattachant à celui du Rouergue. A l'époque gauloise, le Tarn était peuplé des Volques Tectosages dont la capitale était Toulouse. Cette tribu fut soumise assez tôt à l'autorité de Rome en étant intégrée dans le Province Narbonnaise. Peu de vestiges datent de l'époque celtique ou gallo-romaine. Le pays connut des temps violents avec les invasions barbares et les incessantes guerres entre tribus jusqu'à la courte invasion sarrasine. Vers la fin du IXe siècle, l'Albigeois passe sous la suzeraineté du Comte de Toulouse. L'hérésie cathare prit fortement racine sur ces terres, à tel point que les adeptes de cette religion d'obédience manichéiste furent appelés Albigeois - alors que leur territoire d'influence débordât largement sur tout le midi de la France. La croisade lancée par le pape Innocent III en 1209 pour écraser l'hérésie parvint, par son bras séculier, le terrible duc Normand Simon de Montfort, non seulement à éradiquer cette religion, mais à soumettre tout le midi à la puissance des seigneurs du septentrion. La brillante civilisation des troubadours de langue d'Oc perdit son indépendance et, en 1271, le comté de Toulouse tomba dans le domaine royal. Du massacre de Lavaur (1211) jusqu'au contrôle des tribunaux religieux par Philippe le Bel (1304), les habitants durent subir les foudres de l'Inquisition: tortures et bûchers finirent d'extirper l'hérésie. La guerre de Cent Ans ramena les troubles dans le pays, d'autant plus que le département du Tarn était à la frontière des possessions anglaises. Quelques siècles plus tard, les violences reprirent avec les guerres de Religions: Castres devint protestante alors qu'Albi resta catholique. La guerre des Camisards trouva même quelques prolongements dans les montagnes du sud-est. Au XIXe siècle le département connut une industrialisation certaine: mines de Carmaux, mégisseries de Mazamet, verrerie d'Albi... Aujourd'hui la vallée du Tarn de Lisle-sur-Tarn jusqu'à Albi tire profit du fort développement du pôle Toulousain.
Caractéristiques de la randonnée Ceux qui cherchent une nature préservée délaisseront la vallée du Tarn et l'aval du Dadou et de l'Agoût pour les bordures du département: monts de Lacaune à l'est, Montagne Noire au sud. Au nord, le paysage est très diversifié avec la vallée du Viaur, les coteaux argilo-marneux tertiaires qui prolongent les causses du Quercy et, enfin, le massif de la Grésigne à la géologie complexe et dont la forêt (site classé Natura 2000) est un haut lieu de l'entomologie des espaces forestiers humides français (plus de 2000 espèces de Coléoptères recensés par Jean Rabil). Le département du Tarn possède aussi une riche histoire. L'architecture en bastide des villes date de la guerre de Cent Ans. La cité médiévale de Cordes-sur-Ciel constitue un site exceptionnel. L'art roman possède plusieurs monuments remarquables: l'église Saint-Michel de Lescure, l'abbaye Saint-Michel de Gaillac, la chapelle de Lasplanques à Tanus, etc. L'imposante cathédrale Sainte-Cécile d'Albi constitue un des chefs d'oeuvre de l'art gothique méridional. La richesse des pastelliers aux XVIe et XVIIe siècles ainsi que celle des mégisseries aux XVIIIe et XIXe siècles ont permis aux riches industriels de faire construire de très beaux hôtels particuliers et des maisons de maître de style renaissance ou classique.
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